1 nov. 2012

Coupez en deux l'enfant qui vit

Qu'est-ce qui m'inspire ?
Le roman que j'écris présentement est le résultat de rêves, portraits, illustrations, sculptures, musiques, citations, romans... vus, lus et écoutés ces derniers mois.
Je me suis dit que ce serait une bonne idée de vous montrer certaines sources d'inspirations, celles qui ont le plus influencer le déroulement de mon roman.
Commencons par le début : le titre.
J'ai changé de titre plusieurs fois. D'abord Le Vitrail, ensuite Coule le sang sur un vitrail, puis L'Enfant du monstre, jusqu'à découvrir, comme par magie, LE titre.
Coupez en deux l'enfant qui vit.
D'où ça sort ?
De la Bible.
Je vous offre un extrait, trouvé sur Wikipédia, qui explique la nature de cette phrase macabre.

"La grande scène située en-dessous a pour thème le jugement de Salomon (1er Livre des Rois, 3, 16-28) : Alors deux femmes prostituées vinrent chez le roi, et se présentèrent devant lui. Les deux femmes ayant accouché à quelques jours de différence, un des enfants vint à mourir. Chacune des femmes déclare que l'enfant survivant est le sien. Le roi dit alors Apportez-moi une épée ... Coupez en deux l'enfant qui vit, et donnez-en la moitié à l'une et la moitié à l'autre. Un soldat prend l'enfant et tire son épée pour partager l'enfant. La vraie mère se prosterne alors devant le roi et lui dit Ah ! mon seigneur, donnez-lui l'enfant qui vit, et ne le faites point mourir. Mais l'autre dit : Il ne sera ni à moi ni à toi : coupez-le !. Le roi prit alors la parole : Donnez à la première l'enfant qui vit, et ne le faites point mourir. C'est elle qui est sa mère."

Le contexte n'a rien à voir avec ce que j'écris. Mais la fameuse phrase, prise individuellement, englobe une grande partie de l'intrigue.
Comment suis-je tombée là-dessus ?
Je n'en ai aucune espèce d'idée.
Mais je suis fichtrement contente. J'ai mon titre !

11 oct. 2012

Le Monstre et l'Enfant

La lune n’est qu’un enfant recroquevillé
Qui pleure la nuit dans un placard obscur.
Et quand le monstre dont il se cache
Ouvre lentement la porte
L’aube tombe sur son château secret
Ainsi que sur son petit corps tout blanc.
La bête l’étouffe dans sa cape
Et y dépose une allumette enflammée
Pour en faire le soleil d’aujourd’hui
Dont les cendres en fin de journée
Ne seront qu’un crépuscule de plus.

19 sept. 2012

Gargantuesque

Je suis incapable de prononcer le mot gargantuesque tout en ayant l'air sérieuse et crédible.
Essayez, vous allez comprendre.

7 sept. 2012

Théorie

Luc Langevin informait ses chers téléspectateurs, l'autre jour, qu'une théorie scientifique veut que le futur influence le présent et le passé. 
Je réalise aujourd'hui que cette théorie ne me quitte pas l'esprit. 
Et que ça ne prend pas plus que ça pour enflammer mon imagination d'écrivaine. 

31 août 2012

Ma fascination

Je fouille souvent dans mes anciens cahiers de notes, pour voir quels sujets m'intéressaient, quels lieux et quelles ambiances m'inspiraient... Et j'ai remarqué que rien, strictement rien n'a changé depuis les nombreuses années où j'ai commencé à écrire. Je pourrais résumer l'ensemble de mon parcours en un seul mot : "sombre".  
 
Ce que j'écris ou prévois écrire se déroule presque toujours en pleine campagne, ou dans les quartiers mystérieux des villes anciennes. Je suis fascinée depuis toute petite par les orphelinats, les phares, les églises, les trains et les asiles. Des lieux que je trouve pourtant maltraités dans un grand nombre de productions artistiques, qui à mon avis gaspillent le potentiel de ces endroits.
 
Mes personnages principaux sont le plus souvent des gens pauvres. Et tordus. Avec des bibittes en-dedans d'eux. De grosses bibittes, cachées ou pas.
Moins souvent riches, mais tout autant tordus.
J'ignore pourquoi, mais quand je crée un personnage vulnérable, ses cheveux sont blonds, presque blancs, et ses yeux sont bleus ou gris. Je n'y réfléchis pas, c'est automatique.
Ils sont aussi tous haineux envers quelqu'un, quelque chose, une situation, un événement passé... que sais-je. Haineux, parfois sans le réaliser.
 
Mes recherches documentaires se concentrent autour des maladies mentales, les troubles post-traumatiques, des malformations congénitales, des maladies rares, des prisons, des méthodes de torture, des sectes et des prisons.
 
Mes thèmes se répètent aussi, mais je m'efforce de les exploiter de façon différente.
Les secrets de famille. La folie. La vengeance. La monstruosité. La fuite. La peur. La solitude.
Que des thèmes sombres. Je n'écrirai jamais un roman dont l'objectif est de prouver que "l'amour est plus fort que tout", que "quand on veut, on peut", que "l'espoir et l'amitié guérissent la maladie". Non. Mon genre, c'est plutôt que dire que l'amour se termine par un meurtre ou une névrose quelconque, que la volonté est continuellement déçue et que l'amitié est un pansement inutile qu'il retarde l'heure du trépas. Voilà. Même quand j'avais dix ans et que j'écrivais des minuscules histoires dans un cahier tout aussi minuscule, je construisais des intrigues ou les gens se faisaient assassiner, dévorer et violer. Je préfère largement explorer les thèmes sombres aux thèmes plus gais. "Tout est mal qui finit mal". Voici ce qui dicte à peu près 90% de mes textes et de mes idées. Si ça me déprime ? Non, pas du tout. Ça me fascine. Les morales heureuses, les lumières subites, les espoirs qui revigorent et les amis qui aident à surmonter les épreuves... m'ennuient profondément.
 
Les scènes auxquelles je prends le plus de plaisir à écrire sont celles des descriptions de lieux lugubres, de fosse commune (au sens propre et figuré), de la folie qui s'exprime à l'état physique, et de la dérive des pensées et des agissements.
 
Un jour, j'ai essayé de m'auto-psychanalyser à travers mes idées, pour finalement en arriver à cette seule certitude : le côté sombre de la vie me captive parce que c'est de même, point.
Grosse analyse, je sais.

Sur ce, je réalise qu'il commence à se faire tard et que je devrais peut-être songer à me coucher. Sauf que je sens mon inspiration rudement élastique* ce soir. Dans ces cas-là, impossible de dormir. On verra ce qui adviendra de mon sommeil.

p.s : En lisant une incroyable aventure (évidemment) d'Arsène Lupin, je suis tombée sur cette expression qui m'est restée dans la tête. Vous pardonnerez ce léger plagiat de style.  

Bien à vous mes très chers (élan d'affection occasionnel)

17 août 2012

Société

Sans doute ont-ils perdu
leurs cinq sens
pour se vautrer ainsi dans la boue
parce que sinon
ils réaliseraient
qu'ils puent à s'en
arracher le nez